En janvier 2026, le mode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) a été révisé pour les logements chauffés à l’électricité. Près de 850 000 biens sont susceptibles de changer de classe énergétique. Pour certains propriétaires bailleurs, c’est une bonne nouvelle qui préserve leurs revenus locatifs. Pour d’autres, le calendrier des interdictions de location reste une réalité à anticiper. Voici ce que vous devez savoir, et ce que vous devez faire si vous possédez un bien locatif dans les Hauts-de-Seine ou l’ouest parisien.
Le DPE : un outil de mesure en constante évolution
Instauré en 2006, le DPE évalue la consommation d’énergie annuelle d’un logement (en kWh/m²/an) et ses émissions de CO₂. Chaque bien reçoit une étiquette avec une note comprise entre A (très performant) et G (passoire thermique).
Depuis la réforme de juillet 2021, le DPE a valeur légale. Si le classement s’avère erroné, le locataire ou l’acheteur peut se retourner contre le propriétaire pour demander réparation.
Aujourd’hui, le DPE est un document central pour la gestion locative. Il conditionne la mise en location, influence le loyer négociable, et détermine l’éligibilité aux aides à la rénovation. Pour un propriétaire bailleur, c’est à la fois un outil de valorisation patrimoniale et une contrainte réglementaire à maîtriser.
Ce qui change au 1er janvier 2026 : le nouveau coefficient électricité
La réforme clé de 2026 concerne le facteur de conversion de l’énergie électrique. Jusqu’à présent, pour calculer la consommation d’énergie primaire d’un logement chauffé à l’électricité, les diagnostiqueurs appliquaient un coefficient de 2,3. Ce coefficient passe à 1,9 au 1er janvier 2026. En pratique, cela signifie que la consommation d’énergie primaire des logements à chauffage électrique est revue à la baisse.
Prenons l’exemple concret d’un appartement chauffé à l’électricité qui consomme 175 kWh réels par an et par m². Avec l’ancien coefficient de 2,3, sa consommation d’énergie primaire était calculée à 402 kWh/m²/an. Un calcul qui le classait G, et l’interdisait donc à la location depuis janvier 2025. Avec le nouveau coefficient de 1,9, cette même consommation réelle donne 332 kWh/m²/an, ce qui le reclasse en F. Ce bien redevient légalement louable jusqu’en 2028, sans qu’un seul travaux n’ait été réalisé.
Attention : cette révision ne concerne que les logements chauffés à l’électricité. Les biens chauffés au gaz ou au fioul ne sont pas concernés par ce reclassement. Ils pourraient même voir leur situation se dégrader dans les prochaines révisions réglementaires.
💡 Habitats durables et simulation DPE : si vous souhaitez estimer l’impact de la réforme sur votre bien avant de mandater un diagnostiqueur, il est possible de simuler un nouveau classement DPE via l’Observatoire DPE de l’ADEME. C’est gratuit et sans engagement.
Validité des DPE : quels diagnostics devez-vous refaire ?
Avant de vous interroger sur le nouveau calcul, vérifiez d’abord la validité de votre DPE actuel. Les règles sont les suivantes :
- DPE réalisé avant 2018 : caduque depuis le 1er janvier 2023
- DPE réalisé entre janvier 2018 et juin 2021 : caduque depuis le 1er janvier 2025
- DPE réalisé à partir du 1er juillet 2021 : valide 10 ans
Si votre DPE a été réalisé après juillet 2021, vous pouvez obtenir une mise à jour gratuite de votre étiquette sur le site de l’Observatoire DPE. Cette attestation officielle reflète la nouvelle classe calculée avec le coefficient 1,9. Il suffit de télécharger votre diagnostic avec son numéro d’identifiant pour générer le document mis à jour.
Pour les propriétaires d’un logement classé G avec chauffage électrique, cette démarche est particulièrement utile. Une mise à jour pourrait vous permettre de retrouver le droit de louer sans engager de travaux immédiats.
Calendrier des interdictions de location : où en sommes-nous ?
La loi Climat et Résilience prévoit une sortie progressive du marché locatif pour les logements les plus énergivores. Voici l’état des lieux pour les propriétaires bailleurs :
| Date | Classe concernée | Conséquence pour le bailleur |
|---|---|---|
| Depuis janvier 2023 | G (> 450 kWh/m²/an) | Interdiction de première mise en location |
| Depuis janvier 2025 | G | Interdiction totale de louer |
| Janvier 2028 | F | Interdiction de louer |
| Janvier 2034 | E | Interdiction de louer |
Les propriétaires dont le bien est classé F ou E doivent être particulièrement vigilants. L’interdiction de louer un logement classé G est déjà effective depuis janvier 2025. Tout bailleur qui maintient en location un bien non conforme s’expose à des recours locataires et à l’impossibilité de renouveler le bail.
Le reclassement lié au nouveau coefficient peut offrir un répit, mais pas une solution définitive. Un G qui passe en F gagne 3 ans. Un F qui passe en E en gagne 6. Dans tous les cas, l’anticipation des travaux reste la seule stratégie pérenne.
📍 Dans le 92 et l’ouest parisien, une large part du parc locatif privé est constituée d’appartements en immeuble collectif, souvent construits avant 1975. Ils sont équipés de chauffages électriques ou de systèmes de chauffage individuel au gaz. Ces biens sont particulièrement exposés aux évolutions DPE. À Courbevoie, Neuilly-sur-Seine, Rueil-Malmaison ou Levallois-Perret, il est essentiel de vérifier la classe de chaque bien avant tout renouvellement de bail.
Vous êtes propriétaire à Paris et envisagez de confier la gestion locative de votre bien à une agence spécialisée ? Contactez Louis Maurel Immobilier pour un accompagnement de A à Z.

Quelles aides pour rénover votre bien locatif ?
Si votre bien reste mal classé malgré la réforme du coefficient, engager des travaux de rénovation énergétique n’est pas seulement une obligation : c’est aussi une opportunité patrimoniale. Plusieurs dispositifs permettent de financer tout ou partie des travaux.
- MaPrimeRénov’ : aide de l’État accessible aux propriétaires bailleurs, sous conditions de ressources du locataire et de la nature des travaux.
- Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : financement jusqu’à 50 000 € sans intérêts pour des travaux d’amélioration énergétique.
- Certificats d’économie d’énergie (CEE) : primes versées par les fournisseurs d’énergie en échange d’une réduction de consommation.
- Aides de l’ANAH : pour les logements à loyers conventionnés, avec des taux de subvention jusqu’à 50 %.
Un logement rénové, c’est aussi un bien qui se loue plus facilement, à un loyer plus compétitif. La rénovation énergétique n’est pas uniquement une contrainte réglementaire, c’est aujourd’hui une composante à part entière de la stratégie locative.
À noter : si vous envisagez de louer en meublé, la fiscalité avantageuse du statut LMNP peut compenser une partie du coût des travaux.
DPE 2026 et gestion locative avec Louis Maurel Immobilier
Les évolutions réglementaires autour du DPE se succèdent à un rythme soutenu. Pour un propriétaire bailleur qui gère seul son bien, suivre ces changements et assurer la relation locataire, les états des lieux, les révisions de loyer et les obligations déclaratives, cela peut rapidement devenir un casse-tête.
Chez Louis Maurel Immobilier, nous intégrons le suivi réglementaire DPE dans notre accompagnement de gestion locative. Nous vérifions la validité et la conformité de votre diagnostic et vous alertons en cas de risque d’interdiction de location. Nous vous orientons vers nos partenaires diagnostiqueurs pour une mise à jour rapide.
Notre réseau inclut Ohme Diagnostics, spécialiste du diagnostic immobilier qui va au-delà du simple DPE. Il vous fournit des recommandations personnalisées pour améliorer la classe de votre bien au meilleur rapport qualité-prix.
Vous possédez un studio à Suresnes, un appartement à Courbevoie ou une maison à Rueil-Malmaison ? Une gestion locative bien pilotée commence par un bien conforme. C’est la condition sine qua non pour préserver vos revenus locatifs sur le long terme.
En résumé
Le DPE 2026 ne révolutionne pas les règles du jeu, mais il peut changer la classe de votre bien. Cela entraîne votre capacité à le louer légalement. Rappel des 3 réflexes à adopter dès maintenant :
- Vérifier la date et la validité de votre DPE actuel.
- Si votre logement est chauffé à l’électricité, vérifier si un reclassement gratuit est possible via l’Observatoire DPE.
- Si votre bien reste classé F, G ou E, anticiper les travaux plutôt que d’attendre les échéances légales.
Le DPE n’est plus une simple formalité administrative. C’est un levier de rentabilité et de conformité à intégrer dans votre stratégie patrimoniale. Pour faire le point sur votre situation, notre équipe est disponible du lundi au samedi.